• Année 1998, Louis de Buade
• Année 1999, Pierre Le Moyne
• Année 2000, Jean Talon
• Année 2001, Amérindien et coureur des bois
• Année 2002, Marie Rollet
• Année 2003, Antoine-Denis Raudot et Jacques Raudot
• Année 2004, Jean Baptiste Le Moyne de Bienville
• Année 2005, Gédéon de Catalogne
• Année 2006, Louis-Armand de Lom d'Arce
• Année 2007, "L'Ordre de Bon-Temps"
• Année 2008 , Samuel de Champlain
• Année 2009 , Le Régiment de Carrignan-Salière
L'Effigie de 1998 présente le portrait de Louis de Buade, Comte de Frontenac qui fut Gouverneur de la Colonie de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698. Qui ne se souvient pas de la célèbre phrase de Frontenac à l'endroit du Général Phipps lors du siège de Québec en 1690 :"Je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusils".
L'Effigie, qui est ronde, mesure 45 mm et a un anneau de suspension. Le portrait est au centre avec le nom en haut et les dates 1620-1698 au bas. Le revers montre le logo des Fêtes et on y retrouve les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France" et "Québec, du 5 au 9 août 1998".
En 1999, l'Effigie présente un portrait de Pierre Le Moyne d'Iberville. Son épopée débute en 1686 par la prise de deux forts anglais sur les rives de la Baie d'Hudson, mais son nom s'inscrit dans l'histoire lorsqu'il triomphe en 1697, à bord de son navire, le Pélican, d'une flottille de trois navires de guerre anglais fortement armés. Le portrait au centre est très en relief avec le nom au haut et les dates 1661-1706 au bas. Le revers montre le logo des Fêtes et les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France" et "Québec, du 4 au 8 août 1999". L'Effigie, de forme ovale, mesure 40 mm par 52 mm et comporte un anneau de suspension.
En l'an 2000, l'Effigie montre le portrait de Jean Talon. Talon fut le premier Intendant de la Nouvelle-France à être venu au Canada. Il a occupé ce poste de 1665 à 1668 et de 1670 à 1672. C'est sous sa gouverne que furent tenus les deux premiers recensements nominatifs au Canada, en 1666 et 1667. Et qui n'a pas entendu parler de la Brasserie Jean Talon, première fabrique de bière au Canada.
Le portrait apparaît au centre du médaillon rond avec le nom au haut et les dates 1626-1694 au bas. Le revers montre toujours le logo des Fêtes et les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France" et les dates "du 2 au 6 août 2000, Québec" sur deux lignes. L'Effigie de forme ronde mesure 41 mm et comporte un anneau de suspension. L'anneau de suspension est plus gros que les années précédentes et est muni d'un anneau infini.
L'Effigie de 2001 présente deux personnages, un Amérindien et un Coureur des bois. La pièce vise à souligner la signature en 1701 du "Traité de la Grande Paix" de Montréal. Selon le dépliant accompagnant l'Effigie, les personnages représentés sont Nicolas Perrot et Nescambiouit. Perrot aurait agi comme interprète lors des négociations de paix et Nescambiouit, chef Abénaki et ami des Français jouissait d'une grande réputation parmi ses pairs.
Alors que sur les Effigies précédentes on voyait seulement le visage du personnage, sur celle-ci on voit les deux personnages représentés de la ceinture à la tête. Sous les portraits on peut lire l'inscription "Relations franco-amérindiennes" et au bas, "18e siècle".
Le revers montre toujours le logo des Fêtes et les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France" mais le nom est inscrit en gros caractères et est réparti sur quatre lignes avec au bas, sur une ligne et en petits caractères, les inscriptions "Québec, 8 au 12 août 2001". L'Effigie en forme de blazon (carré à base triangulaire) mesure 36 mm par 43 mm et comporte un anneau de suspension. Fait particulier, une des plumes sur la tête de l'Amérindien dépasse du haut du carré et se fond avec l'anneau de suspension, lequel est muni d'un anneau infini.
Pour la première fois, l'Effigie de 2002 présente une héroine. Il s'agit de Marie Rollet, qui rappelle le rôle important joué par les femmes en Nouvelle-France. Marie Rollet, épouse de Louis Hébert, est arrivée au Canada avec ses trois enfants en 1617 avec la ferme intention de s'y établir. Elle partage son temps entre ses deux passions : aider son mari dans son métier d'apothicaire et enseigner aux jeunes amérindiennes. Elle peut être considérée à juste titre comme l'une des grandes pionnières de la Nouvelle-France.
L'Effigie, qui présente Marie Rollet des épaules à la tête, est découpée selon ce profil. Au bas du buste on voit à droite les dates 1588 –1649 et le nom Marie Rollet-Hébert.
Le revers présente les mêmes éléments que les années précédentes, avec les dates "7 au 11 août 2002" et "Québec" sur deux lignes. L'Effigie qui mesure 40 mm de haut par 28 mm au niveau des épaules, est percée au niveau des cheveux pour permettre l'insertion d'un anneau de suspension amovible.
L'Effigie de 2003 présente les portraits de Antoine-Denis Raudot (à gauche) et de Jacques Raudot (à droite). Jacques Raudot (1638-1728) a partagé avec son fils Antoine-Denis (1679-1737) les tâches relevant de l'Intendant. Le père s'occupe de tout ce qui se rattache à l'ordre public et à l'administration de la justice alors que le fils oeuvre dans le domaine de la finance et du commerce.
L'Effigie présente le buste des deux hommes dont le nom et les dates sont inscrits au bas. Le revers présente les mêmes éléments que les années précédentes, avec les dates "Québec, du 6 au 10 août 2003" sur une seule ligne.
Fait à souligner, on a ajouté le logo de la SAQ, commanditaire principal des Fêtes, à la suite du nom "Fêtes de la Nouvelle-France". Tout comme l'année précédente, l'Effigie est découpée selon le profil des personnages et mesure 40 mm de haut par 45 mm au niveau des épaules. L'anneau de suspension est au dessus de la tête d'un des personnages et contient un anneau amovible.
L'Effigie de 2004 présente le portrait de Jean Bastiste Le Moyne de Bienville. Fils de la noblesse canadienne, Bienville, comme on l'appellera toute sa vie adulte, entra dans l'armée à l'âge de 12 ans, en 1692. Il consacra sa vie au service du roi, à l'instar de ses neufs frères dont le célèbre d'Iberville. Avec eux il contribua au prestige de la famille Le Moyne tant en France qu'en Nouvelle-France. Laissé en poste en Louisiane dès l'année de sa fondation (en 1699), Bienville y passa le plus clair de sa vie active. Son omniprésence dans la colonie du Mississipi ainsi que les rôles majeurs qu'il joua à titre de commandant et de gouverneur, font de lui la figure dominante de l'histoire de la Louisiane, de ses débuts jusqu'en 1743.
Rentré en France en 1743, ce chevalier de Saint-Louis, fondateur de la Nouvelle-Orléans, mourut célibataire en 1767 à l'âge de 87 ans. On se rappellera que la Louisiane fut par la suite vendue aux États-Unis en 1803.
L'Effigie présente le buste de Bienville dont le nom et les dates 1680–1767 sont au bas. Le revers présente les mêmes éléments que les années précédentes, avec les dates "Québec, du 4 au 8 août 2004" sur une seule ligne. Tout comme les années précédentes, l'Effigie est découpée selon le profil du personnage et mesure 40 mm de haut par 40 mm au niveau de la base. L'anneau de suspension se trouve au dessus de la tête et contient un anneau amovible.
L'Effigie de 2005 présente Gédéon de Catalogne (1662-1729) dont voici un extrait de l'information historique s'y rapportant, telle que présentée sur le dépliant accompagnant l'Effigie.
Gédéon de Catalogne naît en 1662 à Arthez, dans le sud de la France. Il est le fils de Gédéon Catalougne et de Marie Capdevoile. Venant en Nouvelle-France en 1683 sous le nom de guerre "La Liberté", Catalogne exerce le métier de soldat-arpenteur dans les troupes de la Marine. En 1690, il épouse Marie-Anne Lemire, avec qui il aura neuf enfants. Après avoir suggéré en 1708 la production d'une carte du domaine seigneurial, Catalogne se consacre pendant plus d'une année à des travaux d'arpentage et à des levées dans la vallée du St-Laurent.
Il produira par la suite un relevé cartographique détaillé des trois "gouvernements" de la Nouvelle-France: Québec, Trois-Rivières et Montréal. Catalogne rédige en 1716, le Recueil de ce qui s'est passé au Canada, au sujet de la guerre tant des Anglais que des Iroquois, depuis l'année 1682. En 1723 il reçoit le grade de capitaine d'une compagnie de Louisbourg où il meurt le 5 juillet 1729.
L'Effigie, qui est de forme ovale, mesure 31 mm. par 37 mm et comporte un anneau de suspension. Un portrait de Gédéon Catalogne ainsi que ses dates de naissance et décès ornent l'avers de la médaille. Au revers, on retrouve les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France SAQ" et "Québec, du 3 au 7 août 2005".
L'Effigie de 2006 présente Louis-Armand de Lom d'Arce, baron de Lahontan, fils de Jeanne-Françoise Le Fascheux de Coutte et d'Isaac de Lom d'Arce. Après la mort de son père, il s'enrôle dans la marine le 29 août 1683 et part pour la Nouvelle-France afin de soutenir les tentatives de l'armée qui tente de soumettre les Iroquois des Grands Lacs.
Très vite Lahontan tombe sous le charme de la culture amérindienne et tisse de nombreux liens d'amitié, tant avec les Iroquois qu'avec les Hurons. Il écrira: "Quelle nécessité de les troubler (les Amérindiens) puisqu'ils ne nous en donnent aucun sujet?".
Grâce à ses faits d'armes contre les Anglais, Lahontan est promu au poste de lieutenant du roi à Plaisance. Mais le gouverneur de la place, voulant garder tous les pouvoirs, organise un complot qui oblige Lehontan à prendre la fuite. Désormais déserteur et recherché par les autorités françaises, il trouve principalement refuge en Hollande où il finira d’ailleurs ses jours entre 1710 et 1716.
Lahontan passera à la postérité grâce à ses écrits : les Nouveaux Voyages, les Mémoires de l'Amérique septentrionale (1703), et la Suite du Voyage de l'Amérique (1704) ainsi que Conversation avec Adario, sauvage distingué qui est le détonateur du concept du "bon sauvage" qui devient l'un des thèmes majeurs de la littérature philosophique et romanesque. Les volumes ont un succès retentissant, et de nombreuses rééditions et traductions font de Louis-Armand de Lom d'Arce, baron de Lahontan, l'un des auteurs les plus lus et les plus estimés d'Europe.
L'Effigie nous montre le visage de Lahontan, coiffé d'un chapeau. Au dos du médaillon, les inscriptions relatives au nom "Fêtes de la Nouvelle-France SAQ" et aux dates de l'événement "Québec, du 2 au 6 août 2006" avec tout au bas en petits caractères "Fabriquée au Québec, Canada".
L'Effigie de 2007 fait référence à "L'Ordre de Bon-Temps". L'Ordre de Bon-Temps fut fondé à l'hiver 1607 par Samuel de Champlain et son compagnon Marc Lescarbot, avocat, poète et dramaturge de l'époque. S'inspirant d'un ordre de chevalerie européen, c'est à Port-Royal qu'ils créent cette association afin d'adoucir les rudesses de l'hiver et de soutenir le moral des hommes en ces moments plus difficiles.
À tour de rôle, chacun des membres du groupe portait le titre "d'architriclin" (maître d'hôtel) et voyait à la préparation d’un somptueux repas dont il avait aussi chassé la viande personnellement. Gibier à plumes, orignal, caribou, castor et ours se retrouvaient donc fréquemment au menu.
Les chefs amérindiens des tribus environnantes étaient souvent invités à participer à ces grands festins agrémentés de vin, de musique et des récits de voyages des convives. L'ambiance était vraiment à la fête.
Premier club social et gastronomique, l'Ordre de Bon-Temps fut aussi à l'origine des premières créations artistiques théâtrales et musicales mises en scène en Amérique du Nord. C'est dans le cadre de cette activité que Marc Lescarbot a écrit "Le Théâtre de Neptune", la première pièce de théâtre en Amérique du Nord, alors jouée sur l'eau et interprétée par des colons et des indiens Micmacs.
Bien que le succès de l'Ordre de Bon-Temps fut particulièrement éclatant, ses activités ne durèrent que le temps d'un hiver. En 2007, ce sont les Acadiens qui apportent l'Ordre de Bon-Temps, engageant tous ceux et celles qui participent aux Fêtes de la Nouvelle-France SAQ à "festoyer comme il convient" pendant cinq jours.
L'Effigie ronde mesure 47 mm. et est assortie d’un anneau de suspension. Le motif présente les Armes de la Nouvelle-France, soit un blason portant trois fleurs-de-lys, surmonté de la couronne royale. Tout autour on retrouve en haut à gauche les inscriptions "PORT-ROYAL 1607", à droite "QUÉBEC 2007" et au bas, "ORDRE DE BON - TEMPS". Au revers, on retrouve les inscriptions "Fêtes de la Nouvelle-France SAQ" et au haut "JOUEZ LE JEU" (thème de cette 11e édition) et au bas, "Québec, du 1er au 5 août 2007".
Note : Outre la pièce régulière de couleur argent antique, 49 pièces ont été produites de couleur or antique pour être remises aux dignitaires et partenaires de l'événement.

Comme l’histoire ne nous a légué aucun portrait de celui qui a fondé Québec et que l’on surnomme le « père de la Nouvelle-France », l’Effigie 2008 représente le Géant Samuel de Champlain, lequel est étroitement associé aux Fêtes de la Nouvelle-France SAQ depuis sa « venue au monde », en 2005.
Né vers 1570, à Brouage, en Saintonge, d’un père capitaine de marine, Samuel de Champlain s'intéresse dès son plus jeune âge à l’art de la navigation. Il n'a pas encore 20 ans au moment où il entreprend un premier voyage vers l'Espagne, puis vers les Antilles et l'Amérique du Sud. Il croise Porto Rico, le Mexique, la Colombie, les Bermudes et Panama. Entre 1603 et 1635, il effectuera plus d’une douzaine de séjours en Amérique du Nord. Inlassablement, il explorera maints territoires à la recherche d'une route qui, traversant l'Amérique, s'ouvrirait sur le Pacifique et sur les richesses de l'Orient.
En 1608, Samuel de Champlain arrive devant Stadaconé, qu'il rebaptisera Québec. Selon lui, aucun autre endroit n'est plus propice à la traite des fourrures et à la recherche du fameux passage vers la Chine. Sans attendre, il y fait construire son « Habitation ». En 1609, Champlain entreprend une autre série d’explorations qui le conduiront notamment au lac à qui il donnera son nom, puis, plus à l’ouest, jusqu’au lac Huron, qu’il atteint le 1er août 1615. Cette exploration est la dernière à laquelle il participe. Au cours des années qui suivent, il se consacre surtout au développement d'une colonie française dans la vallée du Saint-Laurent, un projet essentiellement basé sur le peuplement de Québec.
En 1629, Québec tombe aux mains des Anglais. Champlain rentre alors en France où il plaide sans relâche la nécessité de recouvrer la colonie; ses efforts portent fruit en 1632. Nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en 1633, par le cardinal Richelieu, il retourne peu après à Québec, où il peut enfin voir les débuts prometteurs de la colonie qu'il avait planifiée. Paralysé à l'automne de 1635, il meurt le 25 décembre de la même année. Cent cinquante Français vivent alors dans la colonie.
Le Régiment de Carignan-Salière, qui aligna jusqu’à 24 compagnies, résulte de l’amalgame des régiments de Carignan et de Salière, survenu en 1659. À cette époque, Thomas-François de Savoie, prince de Carignan, était colonel du régiment qui portait son nom. En 1644, il avait fait lever 1 000 hommes et les avait mis au service du roi de France pour qu’ils défendent ses intérêts en Italie. Le Régiment avait ensuite servi en France et en Guyenne. Une autre unité, le Régiment de Gassion, avait aussi combattu en Italie, au côté du prince de Carignan. Ce régiment était passé sous le commandement d’Henri Chastelard de Salière en 1659, peu avant la fusion.
Le Régiment de Carignan-Salière, fort de quelque 1 200 soldats et officiers, fut dépêché en Nouvelle-France en 1665. Quatre ans plus tôt, Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, s’était rendu à Paris pour demander au roi Louis XIV de faire en sorte que cessent les attaques constantes des Iroquois, lesquelles intimidaient considérablement les Amérindiens alliés des Français, les empêchant d’approvisionner convenablement le commerce des fourrures, vital pour la colonie. De plus, les incursions iroquoises jusque dans la vallée du Saint-Laurent semaient la terreur parmi la population et rendaient très périlleuse toute activité hors des principales agglomérations, notamment les travaux des champs. Au moment de l’arrivée du Régiment, la colonie comptait environ 4000 résidants de souche française, dont près de 500 habitaient Québec.
Dès la fin d’août, des postes et des forts furent érigés un peu partout. La présence du régiment changea radicalement la situation de la Nouvelle-France et, en quelques semaines, la petite colonie, qui vivait repliée sur elle-même depuis un quart de siècle, vit son statut d’assiégée évoluer considérablement. En 1667, le traité de paix conclu avec les Iroquois assura à la Nouvelle-France une ère de paix et de sécurité inespérée. Comme le souhaitait le roi, qui y contribua de façon significative, plus de 450 membres du régiment, officiers et soldats, s’établirent de façon permanente dans la colonie, nombre d’entre eux épousant des Filles du Roy.
Le Régiment de Carignan-Salière fut un élément déterminant de l’histoire de Nouvelle-France en jouant un double rôle : militaire et colonisateur.
Illustrateur de l’Effigie : Philippe Girard